L'EXPOSITION WASEM - La Mansarde de Veyrier

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L'EXPOSITION WASEM

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Du sable à la lumière
Charles et Jacques Wasem deux générations de verriers
D’origine neuchâteloise, Charles Wasem s’installe en 1920 avec sa famille à Veyrier (GE) pour codiriger en compagnie de l’artiste Marcel Poncet une usine de fabrication du verre. Cette antenne de Saint-Gobain, sis à Bossey-Veyrier, doit démarrer la production de verres industriels, optiques et artistiques, avec de la matière première directement extraite  du Salève : la silice. Malheureusement, l’expérience tourne court, mais Charles Wasem reste à Veyrier. Il y établit son atelier et poursuit son métier de verrier et de mosaïste, appris 24 ans plus tôt au sein du prestigieux atelier de Clément J. Heaton à Neuchâtel.
Dans un premier temps, c’est à « L’Ermitage » (Veyrier) qu’il réalise les verrières et les mosaïques de Maurice Denis, d’Alexandre Cingria, de Marcel Poncet et d’Éric Hermès. Puis en 1926, il déménage d’une rue pour s’établir au chemin de l’Arvaz 3 (Veyrier). Cette bâtisse, lieu réunissant à la fois l’atelier et l’habitation, contiendra pendant plus de 60 ans toute l’activité créatrice de Charles et de Jacques Wasem. Dans son nouvel atelier, Charles construit un four de fonte dans lequel il procède, aidé par son fils Jacques, à des essais de verre feuille puis de plaques de verre moulé.  C’est cette deuxième technique, plus facile à mettre en œuvre mais aussi plus intéressante de par les jeux de lumière qu’elle peut produire, qui intéresse les Wasem. Dès 1952, Charles et Jacques procèdent à des fontes régulières de plaques de verre moulé, destinées uniquement à leurs propres vitraux.
En vingt ans d’activité, ils font sortir par la magie des poudres et du feu quelques milliers de couleurs et de matières que l’on retrouve encore aujourd’hui dans leurs nombreuses verrières en dalle à Genève et en Suisse.
En 1961, le chimiste, mosaïste et verrier Charles Wasem (liste non exhaustive de ses nombreux talents), s’éclipsera définitivement de ce monde pour rejoindre la lumière. Jacques, désormais seul, continuera son métier, accompagné de Blaise son fils, mais aussi d’autres personnes fascinées par l’alchimie du verre et qui viendront lors des périodes de fonte lui prêter main forte. L’activité du four cesse en 1975, en mars plus précisément. Après cette dernière fonte le four ne sera plus rallumé. Dix ans plus tard, Jacques, un homme aux talents tout aussi nombreux que son père, nous faussera compagnie. Mais si leur absence est bien réelle, leur talent nous a laissé de superbes témoignages de ce que deux génies de la lumière sont capables de produire avec du feu, du sable et de la chaux.
S.M.

 
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