2016 - La Mansarde de Veyrier

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2016

LE CHEVALET

Ziyad ALMASHKHDANI

"La pêche"

Dès l’âge de 2 ans Ziyad déjà dessinait beaucoup ; il fut très vite remarqué par ses enseignants dont certains allèrent même jusqu’à lui commander des dessins.

A l’âge de 8 ans, il fut désigné comme l’élève le plus talentueux de son école et obtint un prix qui lui aurait permis d’aller passer un an à Londres. Mais les dramatiques circonstances de son pays en guerre ne lui permirent pas de réaliser ce rêve, les frontières fermées lui interdirent le voyage.

Il continue néanmoins à peindre et à dessiner, car la passion l’anime.

Il suivra des cours à l’Académie des Beaux-Arts de son pays où il obtient un master en Art, mais il n’oublie pas ses rêves de voyage et aussitôt que la situation le permettra, il s’envolera pour la Russie, où il vivra quelques années. Puis ce seront Dubai, la Jordanie, l’Italie et enfin la Suisse, à la recherche d’une vie plus belle et plus facile.

Ziyad est un homme particulier, à la manière de vivre singulière. Toujours animé par la passion, il fait des choix précis de lieu de vie et de sujets artistiques. Il va donc vivre et travailler aussi longtemps que le lieu l’inspire et qu’il peut encore explorer toutes les ressources de son sujet.

Mais lorsqu’il en a terminé, lorsqu’il a fait le tour des choses, il ressent le besoin impérieux de tout quitter et d'explorer d'autres horizons.

Depuis ses études pendant lesquelles il a fait essentiellement de la peinture académique et figurative, il s’est laissé aller à diverses expériences et changé de sujet de prédilection environ tous les 4 à 5 ans. C’est ainsi qu’il vit maintenant sa période « poissons » et ne peint donc que des poissons et leur environnement bien entendu. Ce qu’il apprécie avant tout est de travailler le mouvement, singulièrement les mouvements du corps, comme ceux de ces pêcheurs que vous voyez à la tâche.

Connaissant le Chevalet de Grand Donzel depuis plusieurs années, il a pensé que des poissons dans cet environnement de verdure bordé par les montagnes, mais sans véritable élément aquatique, représentaient une nécessité faisant défaut au paysage.


A. Borgnana
                             
                                         

 
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